Visiter les traboules



traboule vieux lyon
La visite des traboules est incontournable... Néanmoins, peu savent s'y retrouver ou expliquer la raison d’être de ces passages mythiques sous les immeubles permettant de circuler entre deux rues de la vieille ville. Entre cours et traboules, vous arpenterez le quartier du Vieux Lyon ou les pentes de la Croix-Rousse. Grâce à l’œil d'un spécialiste de l’architecture, vous pourrez appréhender ce dédale et comprendre l’originalité du secteur sauvegardé classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. 

Deux quartiers, deux rendez-vous pour une visite des traboules :
 visite guidée des traboules du Vieux Lyon : rdv devant le palais de Justice (quai sur la Saône)
 visite guidée des traboules des pentes de la Croix-Rousse : rdv place de la Croix-Rousse (métro)
                                           
Ma proposition tarifaire pour vous accompagner en visite guidée privée :
  groupe de 1 à 6 personnes =   durée 1h30, forfait 75€ TTC   /   2h00 forfait 95€ TTC    /   2h30, 115€ TTC
  groupe de 7 à 15 personnes =   durée 1h30, forfait 90€ TTC   /   2h00, 120€ TTC    /   2h30, 150€ TTC
  + de 15 personnes =   durée 1h30, 6€ par pers.   /   2h00, 8€ par pers.   /   2h30, 10€ par pers. 

Pour un groupe important, un événement spécial, je vous invite à me contacter pour réaliser un devis adapté : nicolas[a]net-c.fr / 06.50.50.45.50.
plan scénographique lyon XVIIe siècle - visite guidée de Lyon - Nicolas Bruno Jacquet




Comprendre les traboules :

Dans le Vieux Lyon, les portes d’entrées des immeubles s’ouvrent sur des passages nommés « allées » ou « traboules », terme dérivé de l’action de « traverser » (trans ambulare en latin). Ces petits passages intérieurs desservent d’autres immeubles construits à l’arrière des parcelles, ces deuxièmes immeubles n'ayant pas de façades sur rue. Ces systèmes de traverses perpendiculaires au cœur des parcelles sont le résultat de la densification extrême d'une ville cernée par les fleuves et contrainte par ses collines ; la rive gauche du Rhône n’a été définitivement rendue constructible que par un endiguement vers 1855. À la Renaissance, le boom spéculatif des foires a considérablement transformé le tissu urbain du coeur urbain issu du Moyen Âge découpé en parcelles étroites. Pour pallier à la demande spéculative, les propriétaires ont donc édifié à la place des maisons bordant les rues de hauts immeubles pour mettre en location les étages. Ils firent ensuite construire une autre bâtisse à l’arrière, sur l'emplacement de l'ancienne cour, et parfois deux ou trois bâtisses sur la profondeur de la parcelle : la traboule devient ainsi le moyen d’accéder aux logements intérieurs en reliant les différentes cours entre elles. Pour économiser la place, un seul escalier par cour dessert les immeubles, avec un système spécifique de galeries à arcades pour passer dans les étages entre deux corps de bâtiment.
La fonction des traboules est donc de permettre de traverser le tissu urbain dense, afin de desservir des immeubles étroitement imbriqués. Tout du moins dans le Vieux Lyon qui n'est que le seul vestige territorial de la cité de la Renaissance conservé… les traboules de la Croix-Rousse sont quant à elles plus modernes.
Elles existent en raison de la disposition des rues en étagement sur les pentes de la colline, comme autant de terrasses qui se succèdent. Les pentes de la "colline qui travaille" ont été urbanisées entre 1800 et 1850, à une époque où l’autre rive du Rhône n'avait pas encore été aménagée. Les pentes de la Croix-Rousse deviennent alors le lieu de la spéculation des soyeux logeant les canuts, les traboules des pentes permettant de relier les rues parallèles séparées par des différences de niveaux très importantes... et de faire descendre plus directement la soie à l'abri de la pluie ! La traboule moderne est ainsi née. Mais, la nature de ces immeubles spéculatifs liés à la manufacture de la soie explique le dénuement de toute ornementation.

Le vieux Lyon nous plonge dans une toute autre histoire : celle des foires internationales et des maisons marchandes. Tout au long de la rue Saint-Jean, de la rue du Boeuf ou de la rue Juiverie, parcourant les allées les plus anciennes, on peut découvrir de très belles cours ouvragées avec des galeries et des escaliers remarquables... ceci même si ces cours ne font pas plus de quelques mètres carrés de large et que cinq ou six étages grimpent autour d’un puits de lumière. Il suffit alors de se laisser bercer par la sourde rumeur filtrant de la rue pour être subitement immergé dans cette histoire populaire qui nous ramène au temps d'une cité méridionale qui s’apparentait à un "souk". Les espaces se succèdent, sans discontinuité, d’un atelier à l’autre, d’un magasin au suivant, d’un appartement à son voisin ; la promiscuité est totale, l’espace interchangeable et imprévu. C’est ce qui donne leur caractère magique et ludique aux promenades dans ce vieux Lyon, un quartier où je vous invite à vous égarer dans la mémoire et l'imaginaire.



 Les traboules du vieux Lyon (film de 1961, archives INA) 


Nicolas Bruno Jacquet Portrait Photo Visite guidée © Guide Lyon Architecture 2016

Un petit conseil pour une visite des traboules du Vieux Lyon : 

Les temps ont bien changé ! Le quartier est rénové, densément habité. Les traboules sont privées et sont accessibles "légalement" grâce à des programmes d'ouverture (HLM, convention avec la ville). Dans leurs grandes majorités, les traboules du Vieux Lyon sont ouvertes de 8h à 12h30, du lundi au samedi (les digicodes sont désactivés pour les services). Le reste de la journée, une visite reste riche de découvertes, mais je conseille cependant cette heure matinale pour les plus curieux.





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